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Vallauris-Golfe-Juan- Nice-Matin, le 18 juillet 2016

Vallauris-Golfe-Juan- Nice-Matin, le 18 juillet 2016

Actualité, Article de Presse, Mis en avant

A travers une fenêtre, l’azur d’André COTTAVOZ

A deux pas de l’appartement qu’occupa le peintre André Cottavoz à son arrivée à Vallauris en 1962, au 15 rue Sicard, son fils Florent a installé une galerie.
Où l’on peut admirer l’œuvre immense de ce créateur disparu en juillet 2012 et auquel la Ville offrit en 2005 une importante rétrospective au musée Magnelli.
Un symbole.
Un homme qui a su marquer de son coup de pinceau les traits d’un environnement, le sien.
Peintre de l’école lyonnaise et de celle de Paris, Cottavoz était particulièrement sensible à la lumière méditerranéenne qui surgit au détours de ses « marines » ou de ses natures mortes.
Inspiré aussi par ses voyages à Venise, à Rome ou encore en Toscane, considéré au Japon comme un maître dans la représentation picturale des bouquets de fleurs, le créateur peignait uniquement au couteau.
Il déploya jusqu’à sa disparition dans son atelier du chemin des Brusquets, un art d’une richesse et d’une générosité infinies, développant sur la toile une matière charnue qui savait pourtant s’alléger au fil des créations pour gagner encore plus en légèreté et en luminosité.
« J’ai souhaité consacrer cet espace à l’œuvre de mon père pour montrer tout son talent et sa sensibilité », explique Florent Cottavoz qui a aussi installé dans sa galerie la palette et le chevalet du peintre avec un magnifique autoportrait.

La Méditerranée comme source d’inspiration

C’est à travers une première exposition de lithographies en noir et en couleur réalisées chez Mourlot de 1956 à la fin des années 80 puis d’autres techniques utilisées en collaboration avec les ateliers de Pierre Chave ou Henri Baveria, que l’on découvre cet univers méditerranéen qui l’inspira.
A Vallauris, Cottavoz se confronta bien sûr à la céramique et l’on peut découvrir un intéressant travail de décoration fruit de sa collaboration avec Roger Collet entre 1962 et 1990 et avec l’atelier Sassi Milici en 2004 et 2005.
En parallèle, Florent Cottavoz met en place une exposition itinérante intitulée La palette, la toile et moi qui comprend 70 œuvres et dont la thématique est dictée par un film de 21 minutes qu’il a lui-même réalisé entre 1992 et 1994. Une œuvre qui n’a jamais été projetée et qui constitue la base d’une meilleure connaissance du travail d’André Cottavoz.
« Quand je signe, la toile ne m’appartient plus », disait le peintre.
Grâce au travail de Florent inspiré par l’amour filiale et l’admiration portée, cet univers créatif unique sera désormais ouvert à l’intérêt de tous les amateurs de belles peintures.

Philippe Depetris

Savoir +
Gallery Studio Florent Cottavoz, 15 rue Sicard à Vallauris, ouvert le mardi, mercredi et vendredi de 15 à 19 heures, le jeudi de 15 à 21 heures et le samedi et Dimanche de 10 heures à 13 heures et de 15 heures à 19 heures. Rens. 04 89 68 13 75 et sur www.cottavoz.com